Visions Solidaires

21 march: International day against racism

Migratory Apartheid

Par Samir ABI[1]

everyone is a foreigner

Migrants, the enemy to be eliminated. Whatever the country or the continent. Whether they are first, second or umpteenth generation. They are the scapegoats for every misfortune. From medical epidemics to the employment crisis. I had the idea for this article on migratory apartheid while walking in the residential district of Rosebank in the suburbs of Johannesburg at the beginning of the year.  It came to me while monitoring the situation of West African migrants living in South Africa. The contrast is striking between Rosebank, with its new blend of people reflecting the new middle class of South Africa, and the migrant ghettos in the township of Alexandra. I was far from imagining that, a few weeks after this trip, these men and women, whose only crime is to want to live and work in South Africa, would be hit by a tidal wave of xenophobia.  The International Day for the Elimination of Racial Discrimination[2] provides me with an opportunity to reflect on what I saw and heard about the migrants in the complex city of Johannesburg.  And in particular, to describe these new walls, both visible and invisible, and increasingly thick, that are being erected against migrant populations within the African continent and beyond. (suite…)

21 mars: Journée internationale contre la discrimination raciale

L’Apartheid migratoire

Par Samir ABI[1]

 

everyone is a foreigner

Le migrant, l’ennemi à abattre. Quel que soit le pays ou le continent. Qu’il soit de première, de deuxième ou de nième génération. Il est le bouc émissaire de tous les malheurs. Des épidémies sanitaires à la crise de l’emploi. L’idée de cet article sur l’apartheid migratoire m’est venue en me baladant dans le quartier résidentiel et commercial de Rosebank à la banlieue de Johannesburg en début d’année. C’était au cours d’une action de monitoring sur la situation des migrants ouest africains vivant en Afrique du Sud. Le contraste est saisissant entre Rosebank, où habite ce nouveau mélange de genre qu’est la nouvelle bourgeoisie sud africaine, et les ghettos de migrants dans le township d’Alexandra. J’étais loin de me douter que quelques semaines après ce voyage, une déferlante xénophobe s’abattrait sur ces hommes et femmes dont le crime est de vouloir vivre et travailler en Afrique du Sud. L’occasion de la journée internationale contre les discriminations raciales[2] me permet de revenir sur ce que j’ai vu et entendu des migrants dans cette ville complexe de Johannesburg. De décrire surtout ces nouveaux murs, visibles comme invisibles, de plus en plus épais, érigés à l’intérieur du continent africain et au-delà, à l’encontre des populations migrantes. (suite…)

Académie de l’Education Populaire « Milawoe 2017 »

Académie Milawoe 2017

Traite transnationale

ANALYSE SITUATIONNELLE SUR LE TRAFIC DES TRAVAILLEURS MIGRANTS TOGOLAIS ET LA TRAITE DES PERSONNES DANS LES PAYS DU MOYEN-ORIENT ET D’AFRIQUE CENTRALE

pas à vendre

RESUME

La majeure partie des émigrants togolais quittent leur patrie pour exercer un travail rémunérateur à l’étranger, grâce auquel ils envoient des fonds à leur famille restée au pays. Toutefois, bon nombre de ces travailleurs migrants togolais se retrouvent exploités et sans accès à une protection adéquate dans leur pays de destination. L’analyse situationnelle, objet de la présente étude, s’est concentrée sur la situation des travailleurs migrants togolais en Afrique centrale (Angola, Congo, Gabon, Guinée Equatoriale …) et au Moyen-Orient (Arabie Saoudite, Jordanie, Koweit, Liban…). Bien que la situation d’exploitation que vivent les travailleurs migrants togolais touche tous les continents, le choix des pays d’Afrique centrale et du Moyen-Orient est dû aux échos réguliers qui arrivent via les médias sur les conditions de travail et même sur les cas de décès de travailleurs migrants togolais dans ces pays. (suite…)

En 2017, nous ferons plus…

cv-2017

COP22: Climate refugees

 Migration and Climate Change: An African perspective

By Samir ABI, Permanent Secretary of the West African Observatory on Migrations

(Presentation given during the Agora Arts and Culture event at the COP 22 in Marrakech, November 16, 2016)

NEPAL-WEATHER-FLOOD

Although the impact of climate change on migration and the link between professional mobility and greenhouse gas emissions is frequently discussed, the impact on greenhouse gas emissions from restrictions to African citizens’ freedom of movement is less of a talking point. The fact that the COP 22 is being held in Morocco, on African soil, provides us with an opportunity to denounce this injustice which is just as much a contributor to climate change. (suite…)

COP 22: Les réfugiés climatiques

Migration et changements climatiques : Une vision africaine

Par Samir ABI, Secrétaire Permanent de l’Observatoire Ouest Africain des Migrations

(Intervention à l’Agora Arts et Culture de la COP 22 à Marrakech, 16 novembre 2016)

marrakech

S’il est bien plus courant d’évoquer l’impact du changement climatique sur les migrations ou le lien entre la mobilité professionnelle et les émissions de gaz à effet serre, il est moins fréquent de parler de l’impact des entraves à la libre circulation des citoyens africains sur les émissions de gaz à effet de serre. La tenue de la COP 22 sur les terres africaines du Maroc offre l’occasion de pointer du doigt cette injustice qui contribue tout autant au changement climatique. (suite…)

Nos Remerciements – Our Thanks

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Mauritania: Migrant’s rights

 SOS for Subharian migrants

By Samir ABI

mauritanie

They are from Nigeria, Cameroon, Liberia, Guinea-Bissau, Senegal, Mali, Togo, Ghana, Gambia, Guinea in short just the sons and daughters of the African continent. They are masons, painters, merchants, teachers, fishermen, mechanics, launderers, domestic workers working every day to earn their bread by the sweat of their brow. They live in Mauritania since three years, since fifteen, or since any other time. Fate led them  where they could find a job and develop personally while helping their parents back home. They ask only one thing, to live and work legally in Mauritania. Their wishes do not seem to meet the interests of the Mauritanian authorities who made the regularization of the situation the migrants find themselves in, particularly the sub-Saharans, an obstacle-strewn path. A few days spent with them allows us to share their fears and their hopes while at the same time stressing  the magnitude and urgency of support needed. (suite…)

Académie des Migrations Africaines

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Agenda

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