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Archives de Tag: interpellation

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ANICI 2018-2019: Pétition des élèves

Campagne d’Animation Citoyenne (ANICI) 2018-2019

Club Milawoe CSI Tanko: Pétition pour une bibliothèque

Pour le compte du projet de jumelage entre des jeunes de Belgique et des jeunes du Togo initié par Oxfam – Magasins du Monde (Belgique) et Visions Solidaires (Togo), les élèves du Lycée Saint Jacques à Liège (Belgique) et du Complexe Scolaire Islamique Tanko à Lomé (Togo) sont formés depuis 4 mois à la pratique de l’interpellation politique comme outil de changement social. Ils ont pu assister à des animations sur l’élaboration d’un argumentaire de plaidoyer, la rédaction d’une pétition, la conduite d’une action de mobilisation et les techniques d’expression en face d’un public. Suivez dans cette vidéo les actions menées par les élèves du CSI Tanko pour interpeller la direction de leur école afin que soit créée une bibliothèque au sein de leur établissement.

 

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Abus des forces de l’ordre

Face à une interpellation de la police

Par Samir ABI et Chantal KAO

police togo

Il ne s’agit pas dans cet article de présenter l’ensemble des règles applicables aux interpellations policières et à la mise en garde à vue, mais de donner les principes de ce que les forces de l’ordre ont le droit de faire et à contrario ce qu’elles n’ont pas le droit de faire.

L’ignorance des droits laisse fort malheureusement les citoyens togolais exposés à un certain nombre d’abus de la part des forces de l’ordre. Des situations qui affectent souvent la dignité des personnes malgré leur innocence. Tel est l’histoire de ce père de famille de quatre enfants, fonctionnaire appliqué et consciencieux à la tâche depuis plus de vingt ans dans une société parapublique, interpellé à tort par la gendarmerie de sa localité qui nous a livré dernièrement le récit épique de son arrestation: « J’ai été interpellé à mon arrivé à mon lieu de travail accusé à tort par un collaborateur d’avoir participé à tort à des activités de sabotage de notre société. J’ai eu juste le temps d’envoyer un de mes collègues prévenir ma famille. J’ai fais l’objet d’un interrogatoire musclé à la gendarmerie. Vu mon innocence j’ai nié les faits qui m’étaient reprochés mais cela n’a fait que renforcer la pression des gendarmes. J’ai été mis à nu et enfermé dans une des salles du poste de gendarmerie sans qu’aucune inculpation du juge ne me soit donnée. Ma famille n’avait pu finalement me voir que difficilement pour amener de quoi m’alimenter. Malgré la mobilisation de mes collègues de service qui étaient près à témoigner de mon innocence et l’implication de mes supérieurs à me sortir convaincus que j’étais victime d’une délation, j’ai passé plus d’une dizaine de jours dans une détention sensée être préventive. J’ai été finalement libéré grâce à des pressions diverses et j’ai pu réintégrer mon emploi. Je n’ai jusqu’alors reçu aucune excuse de la part des autorités publiques. »   (suite…)