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Gaza, un an après

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N’oublions jamais

par Samir ABI 

israel-gaza opération plomb durci

La Palestine ne cessera jamais d’être sur nos lèvres tant que ne cessera cette injustice. La plus grande injustice du siècle devant laquelle tout le monde semble impuissant. Une fois encore, la forte mobilisation citoyenne visant à libérer Gaza du blocus dont elle est victime depuis 4 ans se heurte à la volonté des Etats de laisser perdurer, au profit de leur intérêt particulier et de leur relation avec Israël, le triste sort des palestiniens et palestiniennes. Israël, un petit Etat qui nargue le monde entier et qui tient en laisse les plus grandes puissances du globe. Un petit Etat qui utilise toute sa puissance militaire, la quatrième du monde, pour brimer la volonté d’un peuple qui ne désire qu’une chose : être libre et indépendant sur une terre qui leur a été spoliée.

Il y a un an… Le massacre

Il y a un an, c’était le massacre de Gaza. Quel crime ont commis les 1.400 palestiniens et palestiniennes victimes de la barbarie de l’armée israélienne l’année dernière ? Quelles réparations ont été obtenues un an après pour les centaines de maisons, de commerces, de fabriques, d’infrastructures médicales et scolaires, de champs et de réserves d’eau détruits, rasés alors qu’Israël continue d’empêcher toute importation de matériaux de reconstruction par un blocus inhumain ? Celles et ceux dont les maisons ont été détruites continuent à survivre sous des tentes de fortune malgré l’hiver qui vient de commencer. L’eau, le gaz, l’électricité font défaut. Comme la nourriture et les médicaments. Comme les chaussures des enfants, que les dirigeants israéliens refusent de laisser passer. Comme les vêtements. A cause de ce blocus les habitants et habitantes de Gaza dépendent entièrement de l’aide internationale. L’aide internationale que voudrait leur apporter les 1.300 Athées, Chrétiens, Juifs, Musulmans venus de plus de quarante pays que le gouvernement égyptien empêche d’entrer à Gaza. Pour survivre au siège dont elle est victime de la part de l’armée israélienne, la population palestinienne n’a d’autres recours que d’utiliser des tunnels clandestins où ils font passer les produits de première nécessité au péril de la vie des passeurs, qui sont souvent victimes des bombardements israéliens. Et pour aggraver leur souffrance, le gouvernement égyptien est en train de construire un mur d’acier souterrain afin d’empêcher le passage des produits par les tunnels. Gaza est la plus grande prison au monde. Une prison affamée, assoiffée, mais qui résiste et à qui les citoyennes et citoyens du monde entier doivent apporter leur solidarité. Une solidarité active car le temps des mots est révolu. Il nous faut exiger que la communauté internationale contraigne enfin Israël à cesser les crimes de guerre, voire les crimes contre l’Humanité envers les Palestiniens comme l’a réaffirmé le Rapport de la Commission d’enquête de l’ONU sur les événements d’il y a un an.

Il y a un an… Je ne l’oublierai jamais. En trois semaines, Israël a tué des milliers d’innocents impunément, a fait des milliers de blessés, des milliers d’orphelins, de veufs et de veuves, des milliers de sans abris, a mis à terre l’économie de ce territoire déjà étouffée par le blocus et où l’espérance de vie ne cesse de diminuer. Elle a condamné une population qui souffrait déjà et qui souffrira encore d’avantage lorsqu’elle verra naître ses enfants déformés par l’uranium de ses bombes et qu’elle les verra mourir atteints de cancer. Et cela, je ne l’oublierai jamais, avec le soutien des pays qui défendent les « Droits humains » (Etats-Unis, Europe,…), des médias qui défendent la « démocratie », et même des pays arabes qui ont trahi leur frère, pour clamer la légitime défense de l’état d’Israël. Il y a un an, je me souviens encore de ces mots du prix Nobel de la paix, le président Barack Hussein Obama, déclarant que, s’il vivait en Israël avec sa femme et ses enfants et s’il voyait la sécurité de sa famille en danger, il agirait de la même manière que le fait l’état d’Israël. Oui, Monsieur le prix Nobel, vous avez sans doute oublié un détail. A qui appartient la terre sur laquelle est bâtie la maison qui abrite ces familles israéliennes ? On vole les terres d’un peuple, et on est indigné de voir qu’il résiste ? Comment ne pas être écœuré de voir un peuple souffrir en silence et qui n’a personne pour défendre ses droits, ni même informer le monde de la tragédie qu’il vit ?

Pour une solution… Laquelle ?

La nature du problème palestinien, faut-il le rappeler, dépasse les frontières religieuses et humanitaires malgré ce qu’on nous laisse croire. C’est un problème de droits, un problème de justice, un problème national né de la lâcheté des puissances colonisatrices et complices du nazisme qui, pour sauvegarder leurs intérêts au Moyen Orient, ont créé l’Etat d’Israël. Depuis sa création, cet Etat est en guerre permanente contre ses voisins, contre ceux des palestiniens qui ne veulent pas quitter leurs terres, contre les décisions de l’ONU qui a pourtant été à l’origine de sa création mais dont il ne respecte pas les décisions depuis soixante ans. Pour moins que cela Saddam Hussein a été déchu. Les palestiniens, comme tous les peuples de la planète aspirent à l’indépendance ; ils en ont assez de la colonisation, de l’apartheid et des massacres. Ils en ont eu assez des négociations de paix et des lourds sacrifices consentis par Yasser Arafat, qui a fini comme on sait, prisonnier à Ramallah et assassiné… Pour cela ils ont fait confiance au Hamas en 2006. Le Hamas, qui a leur yeux est le seul mouvement de résistance qui pouvait encore les défendre après des décennies d’humiliations. Et en le faisant, ils ont décidément choisi de mourir les armes à la main plutôt que lentement … A leur place qu’aurions-nous fait ? Que ceux qui ont encore la mémoire se souviennent de nos luttes en Afrique pour les indépendances. De la révolte « Mau Mau » au Kenya, colonie de peuplement sous occupation britannique. Que ceux qui ont encore la mémoire se souviennent des résistants français et de leurs actions. Ils n’étaient pas des terroristes. Et pourtant leurs moyens d’action différaient-ils du Hamas ? La mémoire est certes infidèle mais pas pour les justes.

 

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