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Bilan des émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) de l’ESTBA – UL

Communiqué de presse

Rapport de l’étude sur les émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) de l’École Supérieure des Techniques Biologiques et Alimentaires (ETSBA) de l’Université de Lomé.

GES

La communauté scientifique, à travers le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), s’accorde à dire que le dérèglement climatique est très probablement d’origine humaine. Il est lié à nos activités qui émettent trop de Gaz à Effet de Serre (GES) dans l’atmosphère. Pour éviter un réchauffement global supérieur à 2°C, qui aurait des conséquences désastreuses sur l’humanité, il est nécessaire de réduire les émissions de GES pour les pays développés tout en favorisant un développement durable pour les pays en développement. En partenariat avec Ingénieurs Sans Frontières – France, l’association Visions Solidaires et des étudiants de l’ESTBA de l’Université de Lomé ont initié un projet visant à réaliser un bilan des émissions de GES de ladite école pour la comparer ensuite aux émissions de l’école Polytech’ Annecy Chambéry en France. Ces deux écoles comptent approximativement le même nombre d’étudiant-e-s.

L’étude menée durant trois mois par douze étudiant-e-s togolais-e-s et français-e-s a permis de conclure que l’émission de GES par étudiant à l’ESTBA est de 0,62 tonne d’équivalent CO2 alors qu’elle est de 2,8 tonnes d’équivalent CO2 à l’école de Chambéry en France. Elle a aussi permis de dégager les principaux secteurs d’émission de GES au sein de l’ESTBA. Le secteur principal d’émissions à l’ESTBA est le transport des personnes (73% des émissions), largement devant l’énergie des bâtiments -électricité et gaz- (10% des émissions), l’alimentation (9% des émissions), les consommables (5%), la construction des bâtiments et mobilier (3%). Ceci s’explique par le fait que plus de 90% du personnel de l’ESTBA et 70% des étudiants se rendent à l’école avec un moyen de transport motorisé. Même avec ce grand pourcentage d’émission, le poste des transports de l’ESTBA n’est que peu émetteur par rapport à celui de l’école Polytech’ Annecy Chambéry de France si l’on résonne en valeur absolue. Il ne représente en effet qu’un tiers de celui-ci. Le rapport de l’étude revient plus en détail sur les composantes de chaque poste d’émission et explique leur lien avec les comportements quotidiens des étudiants et du personnel de l’ESTBA au niveau transport, restauration, utilisation de l’électricité, d’ordinateurs, de papiers, de produits chimiques en laboratoire…

Cette étude sur le bilan des émissions de GES de l’ESTBA n’est pas une fin en soi. Les résultats de l’étude doivent à terme permettre de mieux penser de façon écologiquement responsable le développement des infrastructures de l’université et de conscientiser les étudiants et le personnel universitaire aussi bien à l’ESTBA qu’à l’école Polytech’ Annecy Chambéry de France sur l’impact de leurs actions quotidiennes sur le changement climatique.

Pour l’ESTBA les recommandations proposées par les étudiant-e-s ayant participé à la réalisation de l’étude sont dans un premier temps :

– la sensibilisation auprès de leurs collègues ayant une moto, pour qu’ils transportent plus régulièrement ceux n’en ayant pas, en échange d’une participation aux frais engendrés et la promotion de l’utilisation de vélo pour les courts trajets entre les amphis ;

– la sensibilisation des revendeuses d’aliment des espaces de restauration du campus afin qu’elles évitent l’usage des sachets plastiques et surtout des sachets de couleur noire et amener les revendeuses de beignets, de gâteaux, à emballer certains aliments dans du papier ;

– la sensibilisation des enseignants-chercheurs à l’usage de support de cours électroniques pour éviter une trop grande consommation de papier pour les étudiants ;

– la sensibilisation de la direction de l’ESTBA pour les achats futurs de climatiseurs dont les fluides frigorigènes émettent moins de GES ;

– la sensibilisation des autorités universitaires pour favoriser la proximité entre les laboratoires et les salles de cours pour les futures constructions de bâtiments pour l’ESTBA tout en prenant en compte lors de la construction des bâtiments de leur isolation thermique et de leur étanchéité.

Le rapport final de l’étude et ses recommandations seront largement diffusés au Togo et en France par Visions Solidaires et Ingénieurs Sans Frontières – France dans la perspective des mobilisations pour la prochaine conférence des parties (COP) sur le changement climatique qui se tiendra en décembre en France. Une participation aux activités précédant la COP en France, de quelques étudiant-e-s ayant participé à l’étude, est également prévue dans le cadre de ce projet. Les recommandations de l’étude feront plus particulièrement l’objet d’une campagne de sensibilisation à l’ESTBA et à l’Ecole Polytech’ d’Annecy Chambéry d’octobre à décembre 2015.

Visions Solidaires et Ingénieurs Sans Frontières-France tiennent à remercier pour leur appui le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche du Togo, le Ministère de l’Environnement et des Ressources Forestières du Togo, la présidence de l’Université de Lomé, la Direction de l’ESTBA et son personnel, les enseignants-chercheurs de l’ESTBA, l’Université de Savoie – Mont Blanc, Pays de Savoie Solidaires et l’ensemble des étudiant-e-s de l’ESTBA qui ont contribué à la réalisation de ce projet.
Contacts presses :
TOGO : Association Visions Solidaires, Tél :(+228) 22 52 63 92 /(+ 228) 90 79 44 12 mail : visionssolidaires@gmail.com
FRANCE : Ingénieurs Sans Frontières – France, Tél : (+33)1 53 35 05 40 mail : courrier@isf-france.org

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Un commentaire

  1. Kag SANOUSSI dit :

    Les enjeux climatiques sont d’une importance capitale dans les processus de développement soucieux d’un devenir responsable de la planète.
    Cette étude peu paraître d’une envergure limitée, car ne se limitant qu’à l’échelle de deux écoles; ce qui serait une erreur.
    Et pour cause, elle permet de montrer qu’à tous les niveaux, il est possible d’oeuvrer pour une planète de moins en moins déréglée. La conjugaison positive de petites bonnes initiatives doit être encourager, tout comme les grandes nations et structures qui doivent davantage s’inscrire dans les dynamiques d’atténuation.
    Cette initiative est donc à saluer et à encourager; avec l’espoir que les préconisations seront suivies d’effets.

    La COP 21 qui se déroulera en décembre à Paris, avec notamment les contributions nationales (des différents pays) sera un moment important.
    Tout comme il est important et stratégique d’essayer de verser en amont les résultats des présents travaux à ceux portés par la Déclaration Africaine de Yamoussoukro sur le climat.
    A La COP 21, sur l’initiative de l’Assemblée des Régions et Districts de la Côte d’Ivoire avec le soutien actif du Conseil des Collectivités Territoriales de l’UEMOA, l’Afrique fait le pari de parler d’une seule et forte voix pour peser. Bien qu’étant le continent qui produit le moins de GES, l’Afrique qui cumule les conséquences du dérèglement climatique, veille à ce que les décisions qui seront prises ne puissent pas handicaper son développement. C’est en cela qu’on parle beaucoup plus des mesures d’adaptation que d’atténuation pour le continent africain.

    http://www.afriqueclimat2015.org/

    Kag SANOUSSI

    ( Près de 40% des conflits dans le monde sont liés aux questions climatiques)

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