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Regards d’acteurs: La Côte d’ivoire

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La Côte d’Ivoire, Pays d’hospitalité

Par Samir ABI

Cote-divoire-photo

Il faut se rendre au bord de la lagune Ebrié pour comprendre à quel point la Côte d’Ivoire à elle seule, est un symbole en matière d’accueil et d’intégration des migrants en Afrique de l’ouest. La population cosmopolite de ce pays et son dynamisme vous rappelle à chaque moment la véracité des premiers vers de l’Abidjanaise, l’hymne national ivoirienne : « Salut Ô Terre d’espérance, Pays d’hospitalité». Un hymne certes calqué sur le modèle de la marseillaise mais qui doit sa composition à « l’amitié des peuples frères ». Bien avant son indépendance et la composition de l’Abidjanaise, la côte de l’ivoire, tout comme son voisin de la côte de l’or (actuel Ghana), attirait déjà une myriade de peuples de différents pays d’Afrique de l’ouest.

Pour ceux ayant peu de connaissance sur cette région d’Afrique, qui formait anciennement le Royaume Ashanti et l’Empire Mandingue, il faut savoir que ses terres bénies regorgent de ressources forestières immenses, des sols les plus fertiles du continent, d’un climat des plus propice pour l’agriculture et d’un sous-sol riche en pierres précieuses (or et diamant en particulier). Tous les ingrédients pour attirer les migrants européens qui ont entamé la colonisation de la zone au XIXème siècle. A la suite des Européens, les populations de diverses communautés africaines, déjà habituées aux échanges avec le Royaumes Ashanti et l’Empire Mandingue, vinrent également prendre pied dans ce qui était considéré déjà pendant la période de la colonisation comme un « Eldorado de croissance ».

De l’hospitalité à l’autonomie

Abidjan, la capitale ivoirienne, est l’autre symbole qui traduit ce que ce pays doit à « l’amitié des peuples frères ». Joliment nommée la perle des lagunes, Abidjan peut se flatter d’être, à côté de Lagos et de Dakar, la capitale ouest africaine qui accueille le plus de nationalités différentes. Une course en « Taxi compteur » vers le Plateau, le quartier des affaires, vous offre la possibilité de discuter avec un chauffeur burkinabè, béninois, malien ou guinéen. Un tour au marché de Treichville, d’Adjamé ou d’Abobo et vous êtes sûr d’entendre parler le bambara (dioula), le wolof sénégalais, le yoruba ou l’igbo nigérian, le haoussa nigérien ou l’arabe avec les Libanais, les Marocains et les Mauritaniens. Au quartier Koumassi, vous êtes dans le ghetto ghanéen et y côtoyez également des Libériens, des Sierra-léonais qui exercent dans les métiers liés à la mer. A Port Bouet, le ghetto des Togolais, vous conversez à loisir en langue mina avec les menuisiers. Pour finir votre visite de la capitale, une soirée bien animée, comme seul Abidjan peut vous en offrir, de préférence à Marcory-zone 4, Cocody ou à Yopougon la grande commune avec ses maquis. En une soirée, au son du Coupé Décalé, du Zouglou, du Reggae et d’autres rythmes, vous vous retrouvez à danser avec des Camerounais, des Congolais, des Gabonais, des Sud-africains, des Asiatiques, des Américains et évidemment des Européens. Abidjan partage sa joie de vivre avec tous ceux qui y foulent le pied et qui l’enrichissent par leur présence.

L’apport des migrants à l’économie et à la société ivoirienne est une réalité incontestable. La Côte d’Ivoire est le second pays sur le continent, après l’Afrique du Sud, à accueillir le plus de migrants. Leur nombre était estimé par les Nations Unies en 2017 à près de 2.200.000 personnes sur une population totale de 23 millions d’habitants soit environ 10% de la population. Ces chiffres sont pourtant contredits par les données officielles ivoiriennes provenant du Recensement Général de la Population et de l’Habitat de 2014 qui estiment que 5.490.222 de non ivoiriens vivent en Côte d’Ivoire soit 24% de la population[1]. Ces divergences statistiques sont en lien avec la définition donnée au concept d’ « Ivoirien » et d’ « Etranger ». Selon le code de la nationalité en Côte d’Ivoire « est Ivoirien tout individu né en Côte d’Ivoire sauf si ses deux parents sont des étrangers ; est Ivoirien tout individu né hors de Côte d’Ivoire d’un parent ivoirien ». La nationalité s’acquiert donc prioritairement par le sang et non par le droit du sol. Le code de la nationalité permet toutefois d’acquérir la nationalité ivoirienne par le mariage ou par  la naturalisation mais sous un certain nombre de conditions. Le débat sur l’ivoirité, à partir des années 90, rendit difficile l’acquisition de la nationalité aux enfants d’immigrés nés en Côte d’Ivoire et créa une forme de délit lié au patronyme. Ainsi certains noms furent considérés comme ne pouvant être portés par de « Vrais Ivoiriens ». Les enfants des migrants nés en Côte d’Ivoire et y ayant grandi restent toujours, aux yeux de la loi ivoirienne, des étrangers.

Aligné sur le code de la nationalité, l’Institut National de Statistique de Côte d’Ivoire considère donc comme étranger, les immigrants de première génération et les descendants d’immigrés non naturalisés ivoiriens. L’énorme proportion des étrangers dans la population ivoirienne peut donc être attribuée à la fécondité des familles de migrants installées depuis plusieurs décennies en Côte d’Ivoire et non à l’ « invasion » continue de travailleurs étrangers. On remarque, en outre, une diminution de la proportion des étrangers dans la population ivoirienne depuis les années 80. Cette proportion est passée de  28% au recensement de 1988 à 26% au recensement de 1998 pour se chiffrer à 24% en 2014. La diminution peut se comprendre par l’essoufflement du modèle de développement ivoirien fondé sur l’exportation du cacao et du café, la baisse de la productivité agricole due au vieillissement des plantations et l’effondrement du prix des produits agricoles de rente. Ces facteurs ont amené au tarissement progressif des flux migratoires allant vers la Côte d’Ivoire pour travailler dans l’agriculture.

Il faut aussi souligner que la Côte d’Ivoire est devenue un pays d’émigration à cause des crises multiples qui l’ont secouée ces dernières décennies. Les citoyens ivoiriens sont de plus en plus nombreux à migrer vers d’autres pays notamment en Afrique du Nord (Maroc, Tunisie) et en Europe où on dénombrait 9000 Ivoiriens arrivés sur les côtes italiennes en 2017[2]. La vague migratoire au départ de la Côte d’Ivoire étonne souvent car malgré toutes les crises qu’elle a traversées, la Côte d’Ivoire reste toujours la première puissance économique en Afrique francophone avec des taux de croissance élevés (10% en 2012, 9% en 2015 et 7% en 2017) et de nombreuses opportunités d’emploi.

Bruno, un chauffeur de «Taxi Compteur » qui m’amena un jour de Cocody à Port Bouet me confia : « A Abidjan tant que tu n’es pas paresseux tu peux gagner ta vie et vivre bien. ». Béninois de nationalité, Bruno est arrivé en Côte d’Ivoire il y a vingt ans, en ayant dans sa poche juste un permis de conduire. Il exerce depuis lors le métier de chauffeur de Taxi. L’ancien service public de l’emploi ivoirien, l’AGEPE[3] estimait en 2014 à 3.294.133 personnes, le nombre de travailleurs étrangers en activité en Côte d’Ivoire ce qui représentait 60% de la population active[4]. L’AGEPE fit le constat que sur les trois millions de travailleurs étrangers seuls 3463 disposaient de visa de travail en bonne et due forme. Les 99% restant exerçaient quant à eux dans le secteur non formel. Bruno fait partie de cette catégorie. Même la crise postélectorale de 2010, ne l’a pas fait quitter sa Côte d’Ivoire, un pays qu’il considère plus comme le sien que son Bénin natal. Les Libanais ne diront pas le contraire. Eux aussi ont refusé de déserter la Côte d’Ivoire au plus fort de la guerre pour le pouvoir entre Ouattara et Gbagbo et qui en ont profité pour racheter à prix cassés leurs sociétés aux Européens qui fuyaient en masse. Ils sont ainsi passés de commerçants ou gérants de grandes surfaces au stade de grands patrons qui détiennent une bonne partie des industries ivoiriennes. Les Européens, en particulier les Français, sont revenus de plus belle après le conflit électoral pour reprendre en main l’économie de leur Côte d’Ivoire bien aimé.

 En effet, la Côte d’Ivoire est, bien plus que le Sénégal, le pays chouchou des entrepreneurs, des aventuriers et autres migrants français en Afrique. Bien qu’elle fasse moins La Une des médias, la migration européenne en Afrique est une réalité et la Côte d’Ivoire en offre la preuve.  Des dizaines de milliers de Français vivent en terre conquise en Côte d’Ivoire où leurs entreprises raflent les marchés de gré à gré, à moins de créer des sociétés mixtes en plaçant des Ivoiriens aux commandes pour faire bonne figure. La Côte d’Ivoire est le meilleur pays pour comprendre comment le paternalisme français continue à s’exercer en Afrique. Pour « protéger ses intérêts » et ses citoyens qui y travaillent, des centaines de soldats français sont positionnés en permanence dans un camp militaire situé à côté de l’aéroport d’Abidjan. Une sorte d’armée coloniale toujours prompte à réagir en cas de crise en Côte d’Ivoire ou dans  les pays francophones en Afrique de l’ouest. Mais le maître mot de leur présence est la discrétion, pour faire avaler la couleuvre de l’indépendance des pays africains francophones.

On ne peut cependant pas écrire sur les travailleurs migrants en Côte d’Ivoire sans évoquer ceux dont on parle le plus, respectivement les Maliens, les Guinéens et les Burkinabè. Estimés à 1.300.000 en Côte d’Ivoire, les Burkinabè sont la première communauté migrante du pays. La proximité géographique, les aléas de l’histoire africaine, l’exploitation coloniale et les effets du changement climatique ont conduit progressivement à l’installation de nombreux Burkinabè sur les terres hospitalières ivoiriennes. Si les migrants maliens ont occupé les marchés ivoiriens et les Guinéens les kiosques, les Burkinabè quant à eux se sont distingués dans l’agriculture en mettant en valeur les terres fertiles. Leur descendance s’est enracinée sur le sol ivoirien, a intégré son administration et contribue toujours au développement de la Côte d’Ivoire. Les origines burkinabè de l’actuel Président ivoirien ou encore du chanteur vedette du groupe Magic System, Salif Traoré alias « A’Salfo »,  sont bien connues de tous.

Les démons de la xénophobie

L’hospitalité ivoirienne a quelquefois été mise à mal par les démons de la xénophobie qui surgissent périodiquement au bord de la lagune Ebrié. Les épisodes des expulsions d’étrangers de 1958, 1970 et des années 90-2000, marquées par la crise liée au concept d’ivoirité, sont encore présentes dans les esprits. Des parenthèses certes évoquées avec douleur dans ce pays mais qui traduisent à quel point il reste nécessaire de continuer à travailler le vivre ensemble en Côte d’Ivoire.

De façon constante, les attaques xénophobes contre les étrangers ont toujours ciblé principalement les frères migrants ouest africains en épargnant les Français ou encore les Libanais qui bénéficient pourtant de préjugés défavorables liés à des activités mafieuses et à l’exploitation de leurs employés ivoiriens. Les mobilisations anti-françaises des années Gbagbo ou les récents affrontements entre ouvriers ivoiriens et leurs superviseurs chinois dans l’Odienné restent des cas isolés. De par son rang de premier pays de destination des migrants en Afrique de l’ouest, la Côte d’Ivoire a également eu l’honneur d’avoir été le premier pays à initier les expulsions collectives de migrants africains. En octobre 1958, ils seront 17 000 travailleurs migrants et leurs familles originaires principalement du Dahomey (actuel Bénin) et du Togo à devoir quitter la Côte d’Ivoire. Ils étaient accusés d’occuper des postes dans l’administration ou dans l’enseignement en lieu et place des diplômés ivoiriens et d’avoir des activités commerciales prospères.

Cette chasse aux migrants africains qui est intervenue juste après le référendum sur la communauté française du Général De Gaule, a été expliquée comme étant une réaction des nationalistes ivoiriens. Empêchés de s’exprimer durant cette élection, ces derniers, à défaut de s’en prendre aux colons français, jetèrent leur dévolu sur leurs auxiliaires africains. La Côte d’Ivoire venait ainsi d’ouvrir la longue histoire des chasses aux migrants et des expulsions collectives en Afrique dont les faits les plus illustres furent l’expulsion d’un million de migrants du Ghana en 1969 sous la présidence du Dr Kofi Busia et quelques années après en 1983, l’expulsion de près de deux millions de migrants du Nigéria par Shehu Shagari[5]. Loin d’en rester là, la Côte d’Ivoire va également initier le rapatriement par vol charter des étrangers indésirables.

A partir d’octobre 1969 et tout au long de l’année 1970, suite à une grogne sociale menée par les diplômés chômeurs ivoiriens, toujours contre la présence d’étrangers dans l’administration, Félix Houphouët-Boigny a recours à des avions charters et des convois routiers pour expulser les migrants indésirables. Des Sénégalais, Maliens, Guinéens, Burkinabè et Nigériens invalides ou opérant principalement dans le secteur informel furent ainsi renvoyés chez eux. L’Etat ivoirien a bien pris  soin de ne pas toucher aux travailleurs migrants français qui étaient à l’époque la plus grosse colonie étrangère dans l’administration ivoirienne. Ces derniers appelés respectueusement expatriés, assistants techniques ou coopérants français représentaient 1850 fonctionnaires sur les 2500 travailleurs étrangers que comptait l’administration ivoirienne. L’idée de rapatriement des étrangers indésirables par vol charter sera par la suite récupérée par les Etats européens et en premier lieu la France qui expulsa en 1986 par ce moyen pour la première fois 101 migrants maliens[6].

La dernière crise xénophobe à l’encontre des étrangers et la plus longue qu’est connue la Côte d’Ivoire, s’est étalée de 1990 à 2011 et a tourné autour de l’ivoirité. Cette crise, qui était surtout liée à l’instrumentalisation de la haine des étrangers aux fins de la conquête du pouvoir politique, a vu de multiples rebondissements marqués par des coups d’Etat, une rébellion armée et enfin un conflit électoral pour finir par l’accession au pouvoir d’Alassane Ouattara. Elle tire ses origines de l’absence d’une réelle politique migratoire en Côte d’Ivoire tout au long du règne du Président Félix Houphouët-Boigny. Les étrangers, bien que contribuant à l’exploitation des plantations de café, de cacao, d’ananas, d’hévéa, d’arachides et aux activités commerciales dans les milieux urbains, ne bénéficiaient pas d’une protection juridique légale de leurs activités et se voyaient dénier la possibilité de devenir propriétaire des terres dont ils avaient l’usage. Leur accès à la nationalité ivoirienne étant tout autant problématique, les enfants d’immigrés burkinabè, la deuxième génération voire la troisième génération, n’avaient d’autres choix que de faire valoir la nationalité du pays de leurs parents.

L’absence de cadre légal de protection va être savamment utilisée par Houphouët-Boigny pour se faire le garant de la protection des étrangers en Côte d’Ivoire. Sans donner la nationalité aux étrangers, Houphouët-Boigny leur offre verbalement le droit de la propriété terrienne : « La terre appartient à celui qui la met en valeur ». Il permit tacitement aux travailleurs migrants de s’inscrire sur les listes électorales et de voter. Cela l’aida d’ailleurs à se faire réélire comme Président de la République en 1990 contre son opposant d’alors Laurent Gbagbo. Ce dernier qualifia par la suite les étrangers de « bétail électoral ». En se servant ainsi de façon utilitaire de la présence des étrangers, Houphouët-Boigny créa les germes de la crise de l’ivoirité qui est venue détruire le savant équilibre entre les différentes composantes de la Côte d’Ivoire qu’il avait construit. Le premier à en faire les frais fut son parti le PDCI – RDA[7], qui dès les lendemains de la montée au pouvoir du Président Henry Konan Bédié, connu des défections avec la création du RDR[8], parti dit des « Nordistes » ou des « étrangers ».

Paradoxalement ce sera Alassane Ouattara, alors Premier Ministre, qui prit en octobre 1991 les premières mesures légales de contrôle de l’immigration en Côte d’Ivoire par l’exigence de la carte de séjour pour les étrangers. Cette mesure fut abolie en 2007 par le Président Laurent Gbagbo dans une tentative de gagner en capital sympathie auprès des communautés étrangères en Côte d’Ivoire et surtout de leur pays d’origine. Gbagbo avait alors peu d’alliés parmi les chefs d’Etat d’Afrique de l’ouest qui lui reprochaient ses discours aux relents xénophobes sous couvert de nationalisme et d’ivoirité. La politique de l’ivoirité consista aux rejets des « étrangers de l’intérieur » ou les « Nordistes » et des « étrangers de l’extérieur » de la sphère politique et administrative. Elle naquit sous la présidence d’Henri Konan Bédié et se renforça sous celle du Général Robert Gueï avant de connaître ses heures de gloire avec Laurent Gbagbo et ses Jeunes Patriotes.

Cette politique fit beaucoup de victimes en niant leur nationalité ivoirienne à une large frange de la population ivoirienne, en dévalorisant l’apport des migrants au développement de la Côte d’Ivoire et affecta également les couples mixtes. En effet, les enfants nés de mariages mixtes entre ivoiriens et étrangers se retrouvèrent tout aussi indexés par la politique de l’ivoirité. Enfin, le concept d’ivoirité amena à un conflit religieux en catégorisant les musulmans comme des étrangers, les chrétiens et animistes comme les vrais autochtones du pays ce qui ne correspondait nullement aux réalités géographiques ivoiriennes. Des expressions telles « vrais ivoiriens, authentiques », « ivoiriens de souche », « ivoiriens pur sang, de première classe ou 100% », « ivoiriens de fibres multiséculaires » et « demi ivoiriens, faux ivoiriens », « ivoiriens de circonstance », « ivoiriens de seconde zone »[9] etc. virent le jour et créèrent plus de division dans le pays. Bien que l’arrivée au pouvoir en 2011 d’un président d’ascendance étrangère ait quelque peu calmé les conflits qui ont émergés de cette vague de xénophobie, il reste important qu’un travail de fond soit mené pour prévenir les crises cycliques anti-migrants qui jusqu’alors ont entaché l’hospitalité ivoirienne.

[1] http://www.ins.ci/n/

[2] https://www.bbc.com/afrique/region-43879291

[3] AGEPE : Agence d’Etude et de Promotion de l’Emploi

[4] Données fournies par la Plateforme des  Centrales Syndicales sur la Migration en Côte d’Ivoire

[5] http://www1.rfi.fr/actufr/articles/101/article_66616.asp

[6] Carrefour africain, 27 décembre 1969 cité in Revue plein droit : https://www.cairn.info/revue-plein-droit-2007-1-page-25.htm

[7] Parti Démocratique de Côte d’Ivoire- Rassemblement Démocratique Africain

[8] Rassemblement Des Républicains

[9] https://journals.openedition.org/remi/461

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