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Archives de l'année 2018
Regards d’acteurs: La Côte d’ivoire
La Côte d’Ivoire, Pays d’hospitalité
Par Samir ABI

Il faut se rendre au bord de la lagune Ebrié pour comprendre à quel point la Côte d’Ivoire à elle seule, est un symbole en matière d’accueil et d’intégration des migrants en Afrique de l’ouest. La population cosmopolite de ce pays et son dynamisme vous rappelle à chaque moment la véracité des premiers vers de l’Abidjanaise, l’hymne national ivoirienne : « Salut Ô Terre d’espérance, Pays d’hospitalité». Un hymne certes calqué sur le modèle de la marseillaise mais qui doit sa composition à « l’amitié des peuples frères ». Bien avant son indépendance et la composition de l’Abidjanaise, la côte de l’ivoire, tout comme son voisin de la côte de l’or (actuel Ghana), attirait déjà une myriade de peuples de différents pays d’Afrique de l’ouest.
Pour ceux ayant peu de connaissance sur cette région d’Afrique, qui formait anciennement le Royaume Ashanti et l’Empire Mandingue, il faut savoir que ses terres bénies regorgent de ressources forestières immenses, des sols les plus fertiles du continent, d’un climat des plus propice pour l’agriculture et d’un sous-sol riche en pierres précieuses (or et diamant en particulier). Tous les ingrédients pour attirer les migrants européens qui ont entamé la colonisation de la zone au XIXème siècle. A la suite des Européens, les populations de diverses communautés africaines, déjà habituées aux échanges avec le Royaumes Ashanti et l’Empire Mandingue, vinrent également prendre pied dans ce qui était considéré déjà pendant la période de la colonisation comme un « Eldorado de croissance ». (suite…)
Togo-Gabon : A quand la libre circulation ?
Communiqué de presse
L’accord intervenu à New York entre le Togo et le Gabon afin d’exempter de visa leurs fonctionnaires détenteurs de passeports diplomatiques et de services, effectuant des missions entre les deux pays, a été largement relayé par les médias internationaux et locaux. Cet accord, tant médiatisé, démontre toutefois le peu de cas que ces gouvernements font des citoyens de leur pays qui désirent voyager de part et d’autre. Au moment où l’Afrique toute entière aspire à une réelle liberté de circulation de ses fils et filles sur le continent, il est regrettable que le Togo et le Gabon, loin d’aller rapidement à l’exemption de visa pour tous les citoyens africains et à la ratification du protocole sur la libre circulation de l’Union Africaine, préfèrent une approche d’étape par étape. Il est d’autant plus triste de se rendre compte que cet accord ne change rien au fait qu’un Togolais a plus de mal pour obtenir un visa afin de se rendre au Gabon qu’un Européen n’ayant ni passeport diplomatique ni de service. Le Togo et le Gabon se refusent ainsi à suivre l’exemple du Bénin, du Sénégal et des Seychelles qui permettent à tous les Africains de venir sans visa sur leur sol. Cette situation est dénoncée depuis plusieurs années par Visions Solidaires qui ne cesse d’interpeller les autorités politiques togolaises en ce sens. (suite…)
Parrainer la Campagne ANICI 2018-2019
Devenez Parrain/Marraine de la Campagne d’Animation Citoyenne 2018-2019
Avec la rentrée scolaire 2018-2019 au Togo débute la 5ème édition de la Campagne d’Animation Citoyenne (ANICI).
La Campagne d’Animation Citoyenne est un projet d’éducation à la citoyenneté et à la solidarité menée par l’association Visions Solidaires. Elle consiste à l’organisation d’activités d’éducation à la citoyenneté dans des clubs scolaires des établissements d’enseignement secondaire et à une caravane d’animation sur des thématiques de citoyenneté dans des villages et des quartiers au Togo. Elle se déroule sur six (6) mois à partir d’octobre. Les activités de la campagne sont encadrées par de jeunes animateurs formés pour l’occasion par Visions Solidaires.
Visions Solidaires vous offre la possibilité de devenir le Parrain ou la Marraine d’une des séances d’animation de la Campagne ANICI 2018-2019, en offrant un don de 5000 F Cfa (environ 10 euro). Grâce à vos dons, nous pouvons assurer le déplacement des jeunes animateurs et la réalisation des différentes activités prévues durant les six mois de campagne.
Pour devenir Parrain/Marraine de la campagne, contactez nous au siège de l’association Visions Solidaires situé non loin du marché de Nukafu à Lomé, sur whatsapp : (+228) 90 79 44 12, par téléphone : (+228) 90 59 03 08 ou par mail visionssolidaires@gmail.com
Académie des Migrations Africaines 2017: En images
Académie des Migrations Africaines 2ème édition
Retour en images sur l’Académie des Migrations Africaines 2ème édition qui a porté sur le thème: « La migration de retour en question »
Fin de la Campagne « Miawoezon 2018 »
Communiqué de presse
La campagne « Miawoezon » d’accueil de la diaspora togolaise de retour en vacances et des volontaires internationaux en chantier de solidarité au Togo a pris fin le 31 août 2018. La campagne « Miawoezon », qui est à sa 7ème édition cette année, s’est déroulée à l’aéroport international de Lomé d’Avril à Août 2018. Sur ces cinq mois, l’équipe de Visions Solidaires mobilisée pour l’occasion a accueilli plus de 3000 Togolais de la diaspora et 511 volontaires français qui ont participé à la vie économique et sociale du pays durant cette période. (suite…)
Interview d’ADADE Désiré, Ancien Stagiaire à VS
Retour sur une expérience de stage à Visions Solidaires
Désiré ADADE a effectué un stage dans notre association d’Octobre 2017 à Avril 2018. Il a eu à organiser la campagne d’Animation Citoyenne « ANICI » en menant des animations d’éducation à la citoyenneté dans les établissements scolaires, dans les quartiers et dans les villages au Togo. A quelques semaines de son départ pour la France, où il vient d’être recruté comme Ambassadeur du Volontariat International par France Volontaires, Désiré ADADE revient sur son parcours comme stagiaire au sein de Visions Solidaires.
Pourquoi avoir opté pour un stage bénévole à Visions Solidaires en septembre 2017 ?
J’ai décidé de faire ce stage bénévole à cause de mon attachement aux valeurs humanitaires. Lorsque j’ai vu l’annonce de la campagne d’animation de Visions Solidaires sur le réseau social Whatsapp en septembre dernier, j’ai d’abord été attiré par l’aspect de « l’animation citoyenne», l’un des domaines dans lequel je voulais me perfectionner. Alors je n’ai pas hésité à postuler. (suite…)
Notre devoir de souvenir: Djobo Boukari
Le destin tragique d’un vaillant guerrier
Par Abdel Latif SALAMI et Samir ABI

La ville de Sokodé, à 300 km de Lomé, est connue pour sa population, les Tems ou kotokoli ; ses mosquées symboles de la pratique dominante de la religion musulmane, l’Islam ; la prépondérance de ses fils dans le secteur du transport comme conducteurs de mini-bus et surtout pour leur passion du football. Sokodé vit ainsi au rythme des victoires et des défaites dans le championnat national de son équipe de football nommée « Sémassi ». A l’origine, le nom « Sémassi » (Littéralement : les guerriers rouges) était porté par les farouches guerriers du Royaume Tem de Tchaoudjo à la fin du XIXème siècle qui parcouraient au dos de leurs chevaux l’espace que représente actuellement la région centrale au Togo. Sous l’autorité du Roi (« Ouro » en langue kotokoli) DJOBO Boukari dit « Sémôh » (Le Rouge), ces guerriers ont étendu les frontières du Royaume de Tchaoudjo. Ils ont construit l’hégémonie des kotokoli sur une partie du territoire qui formera par la suite le « Togoland » après l’arrivée des colonisateurs allemands pour un traité de protectorat avec ledit Royaume en 1889. Loin de revenir sur l’histoire palpitante de ce royaume, qui a déjà fait l’objet de nombreux écrits, ces lignes-ci parleront d’un des héritiers de ces fameux guerriers, homme politique togolais du XXème siècle, dont le nom se confond avec le Roi de cet ancien royaume : Djobo Boukari (suite…)
Regards d’acteurs: Xénophobie
Les Africains n’aiment pas les Africains
Par Samir ABI

Le constat est fort écœurant. Les Africains sont bien plus terribles envers leurs frères Africains qu’avec d’autres. Certains parlent du « syndrome de l’esclavage ». Une très jolie expression pour désigner cette méchanceté manifeste des Africains contre d’autres Africains. Que dire de plus ! Face à la déferlante xénophobe qui secoue le continent du Sud au Nord. Désemparés à la lecture des messages des migrants africains qui nous parviennent d’Afrique du Sud et du Maroc. Las de la politique de l’autruche de nos dirigeants qui refusent de mener de réelles actions concrètes contre cette vague de xénophobie. L’Africain est en danger sur son propre continent. Les récents évènements en Afrique du Sud viennent encore nous le démontrer. Des boutiques pillées, leurs propriétaires tués, des familles obligées de se cacher parce qu’on a cru bon d’accuser les migrants de vendre des faux produits. Et tout cela s’est passé devant les forces de l’ordre. Devant celles-ci, on brûle à Bangui par haine religieuse, par haine tribale. Et les mêmes forces de l’ordre sont à la manœuvre en Algérie, au Maroc, en Tunisie pour pourchasser les « Noirs », migrants illégaux, le business bien connu de la sous-traitance des politiques européennes. Pour ne pas parler des visas et de la chasse aux « cartes de séjour » des étrangers « Africains » en Afrique de l’ouest ou encore des discriminations vécues par les réfugiés somalis ou sud soudanais en Afrique de l’est. Passé l’euphorie du protocole sur la libre circulation en Afrique, le continent va mal, plus mal que jamais. (suite…)

