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Un aperçu des activités de Visions Solidaires
Interview de Samir ABI, Visions Solidaires réalisé par Etudiants et Développement, France
http://www.etudiantsetdeveloppement.org/node/3801
Historique de l’association.
Pour commencer, pourrais-tu me parler de la naissance deVisionsSolidaires, de ses membres pionniers et de ses objectifs initiaux.
Visions Solidaires est née d’une initiative de jeunes à la fin de leur étude universitaire en 2008. Après les études, nous avons senti la nécessité et le besoin de continuer l’engagement militant déjà entrepris à l’université dans le cadre d’une association. C’est ainsi que nous avons décidé de travailler ensemble pour propager les valeurs de solidarité que nous partagions. Et ce, malgré nos différentes visions du fait social au Togo !
Hommage à Thomas Sankara
Thomas Sankara, The Black Star
Par Samir ABI
Lomé, en cette nuit calme du 15 octobre 1987, accueilli cette nouvelle, subite et brusque : Sankara est mort. (suite…)
SCAPE / DSRP II au Togo
Un rêve de croissance accélérée et inclusive
Par Samir ABI

Dans le dernier fleuron des hôtels togolais se terminait hier l’atelier de validation du deuxième document stratégique de réduction de la pauvreté (DSRP II) du gouvernement togolais. Tout le gratin des autorités publiques et administratives avait été réuni pour l’occasion, et pour cause, ce document déterminera l’avenir de tout le pays pour la période 2013-2017. Exigence des bailleurs de fonds, notamment de la Banque Mondiale, le DSRP est un des avatars prônés par les institutions financières internationales ces dernières années afin de revaloriser leur image ternie par les plans d’ajustement structurel. En effet, au début des années 2000, la Banque mondiale et le FMI se rendent comptent que la priorité devait être la lutte contre la pauvreté en phase avec le Millenium Challenge pour l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). Les institutions lancent alors la grande messe des Documents Stratégiques de Réduction de la Pauvreté dans le cadre de l’initiative Pays Pauvre Très Endetté (PPTE). Inutile de rappeler que cette initiative fera l’affaire de nombreux consultants souvent anciens fonctionnaires des institutions financières régionales ou internationales (IFI), reconvertis dans le « DSRP Business ». Au bout du compte et des années plus tard, le bilan reste le même : encore plus de libéralisme et point de réduction de la pauvreté. (suite…)
La Conférence de Rio + 20
The future we want
Par Samir ABI

Ne vous fiez surtout pas à ce titre car il n’y a rien de plus trompeur. L’avenir que nous voulons est bien loin du contenu du document final de la Conférence de Rio +20 qui porte ce titre et qui sera certainement validé par tous les chefs d’Etat présents à Rio dans les prochaines heures. Il faut bien permettre au Brésil de clamer son succès à la fin du sommet. (suite…)
Energie nucléaire
Le nouveau challenge Africain
Par Samir ABI

Vienne, Autriche, le 10 mai 2012, à la veille de la fin de la première session du comité préparatoire de la conférence d’examen du traité de non prolifération des armes nucléaires, le représentant du Nigeria a annoncé la volonté de son pays d’arriver, d’ici 2020, à la mise en route de sa première centrale nucléaire. Cette déclaration démontre l’intérêt de plus en plus ostensible sur le continent pour l’énergie nucléaire. Bien que grande pourvoyeuse d’uranium, l’Afrique ne dispose, jusqu’à maintenant, que de deux centrales nucléaires sur les 430 en activité dans le monde. Les deux centrales étant situées en Afrique du Sud, cela confère à ce pays un rôle de leadership continental sur la question. Ayant entrepris, pendant la période de l’apartheid, des recherches visant à fabriquer une bombe atomique, l’Afrique du Sud a acquis une certaine maîtrise de la technologie nucléaire. Aujourd’hui, une concurrence est née sur le continent afin de casser ce monopole nucléaire. Le Nigéria et l’Egypte témoignent depuis quelques années de la volonté de certains pays africains de se doter, eux aussi, de l’énergie nucléaire, ce qui est encouragé par les pays du Nord qui cherchent de nouveaux marchés pour leur industrie nucléaire et par la Banque mondiale qui offre des prêts alléchant aux pays demandeurs. Plusieurs raisons justifient cette ruée vers le nucléaire. (suite…)
La Palestine à l’UNESCO
Palestine courage, Palestine victoire
Par Samir ABI

L’éphéméride du 31 octobre dans les années à venir reviendra sûrement sur un fait peu banal. Il sera dit qu’en 2011, le jour où le monde passait le cap des 7 milliards d’habitants, la Palestine devenait le 195e État membre de l’UNESCO. Première agence des Nations Unies à laquelle accède la Palestine en tant qu’État, l’UNESCO par ce vote vient faire oublier le très peu glorieux refus de la reconnaissance de l’État palestinien en septembre au Conseil de sécurité. Les personnes qui écouteront l’éphéméride du 31 octobre noteront également le nom de ces pays qui refusèrent d’apporter leur soutien à la Palestine à cette date mémorable. De ces pays figurent le Togo, la Côte d’ivoire, le Cameroun et autant d’autres pays africains qui se sont abstenus. Les médias d’État de ces pays justifient l’abstention comme la meilleure stratégie pour garder de bonnes relations avec l’ensemble des parties du conflit israélo palestinien. (suite…)
Des révoltes arabo-berbères à l’indignation mondiale
Un même combat
Par Samir ABI

Bien que les raisons et les motifs des mouvements populaires soient connus il est souvent difficile d’élucider les liens qui les unissent avec l’événement qui souvent est la source de leur déclenchement. En attendant le travail critique des historiens, le nom de Mohamed Bouazizi reste pour le moment lié aux mouvements qui ont jalonné cette année 2011.
Du suicide d’un pauvre maraîcher dans un petit village tunisien à Sidi Bouzid va naître l’un des plus grands mouvements de libération de l’histoire post mondialisation. En effet, les événements de l’heure sont le reflux de la mondialisation à l’ère du libéralisme généralisé comme pensée unique depuis les années 70. Le suicide de Mohamed Bouazizi est en ce sens plus que l’acte de désespoir d’un jeune qui a perdu tout espoir en son avenir. C’est un acte de protestation envers une société, un système corrompu qui l’a empêché d’aller au bout de ses études et le prive enfin du seul bien qui lui assure encore sa dignité et sa survie : son étalage de légumes et de fruits. Dans le monde connecté du XXIe où l’information est la chose la plus partagée, les jeunes de partout vont se retrouver dans le portrait du jeune désespéré tunisien. Et ainsi nait le printemps arabo-berbère et les Indignés. L’occupation des places publiques en Tunisie à partir du 17 décembre 2010 qui conduit au « DEGAGE » du dictateur Ben Ali, va renouveler le mouvement nationaliste au Maghreb puis au Machrek et enfin illuminer le monde entier. Le mouvement des Indignés va ainsi voir le jour en Europe, cinq mois après le suicide de Bouazizi.
L’Espagne, premier pays en Europe à voir émerger le mouvement, est traversé depuis 2010 par des mesures d’austérité économique qui rendent un peu plus précaires les conditions de vie déjà difficiles depuis l’avènement de l’euro. Bien que donnée comme exemple de transition réussie d’une dictature à une démocratie, l’Espagne baigne toujours dans l’héritage du dictateur Franco. Avant de quitter le pouvoir, le Général Franco crée l’architecture actuelle du système politique espagnol marqué par une royauté avec une bipolarité politique excluant les petits groupements politiques, une inféodation des partis aux banques pour leur financement et la « vache sacrée » de la puissante église catholique. Le mois d’avril 2011 va être par deux fois témoin d’événements majeurs qui vont conduire au déclenchement de l’indignation. Le premier est l’élection municipale qui marque le retour en force de la droite. Le second est le renforcement des mesures d’austérité en Espagne exigé par l’Union européenne et le FMI pour éviter un scénario à la Grecque. Face à un avenir qui s’assombrit un peu plus, les jeunes espagnols, prenant exemple sur les Tunisiens de la place de la Kasbah et les Égyptiens de la place Tahrir, vont lancer un mouvement d’occupation de la Puerta del Sol, une des principales places publiques de Madrid. Ils vont être rapidement suivis dans d’autres villes d’Espagne. S’inspirant du résistant français Stéphane Hessel, ils se considèrent comme les « Indignés » du système.
La progression du mouvement se déroule d’abord en Europe grâce aux réseaux sociaux et à la diaspora des étudiant-e-s espagnol-e-s, en échange universitaire Erasmus un peu partout en Europe, qui organisent des rassemblements populaires en soutien à leurs compatriotes en Espagne. De soutien aux indignés espagnols, les rassemblements vont voir émerger des revendications nationales dans les différents pays d’Europe. Ainsi, de la Puerta del Sol en Espagne à la place Syntagma en Grèce, en passant par la place de la Bastille en France, avec la même revendication, « DEMOCRATIE REELLE MAINTENANT », les indignés vont marquer le début de l’été par leur assemblée populaire et leur autogestion sur des places publiques transformées en campement solidaire. Hors d’Europe, le mouvement des Indignés s’étend d’abord en Amérique latine, dans les anciennes colonies espagnoles. Au début juin 2011, 500 villes de part le monde vont voir se développer des occupations d’espaces publics au nom de l’indignation et pour une démocratie réelle maintenant. On croyait le mouvement s’essouffler avec le départ pour les vacances d’été et la fin de l’occupation de la Puerta del Sol. Mais la surprise viendra du Proche-Orient et elle s’appelle Israël. L’été va être marqué par le mouvement des Indignés israéliens. Donnée en exemple dans une région où règne monarchies et dictatures à la solde des États-Unis, la démocratie israélienne va montrer ses failles en terme de justice sociale à la face du monde. Un demi-million d’israéliens vont descendre dans la rue contre les politiques néo-libérales et la vie chère qui sévissent actuellement en Israël. A la rentrée d’automne, c’est au tour des États-Unis de redonner un nouveau souffle au mouvement des Indignés par l’appel à occuper Wall Street lancé par les 99% d’américains qui subissent la crise.
Parties d’une revendication de démocratie réelle, les revendications du mouvement des Indignés tournent actuellement autour de la dénonciation des plans d’austérité prônés contre les peuples pour une sortie de crise. Le mouvement « Occupy Wall Street » vient donner un contenu politique nouveau à ce mouvement en appelant à occuper les places financières à l’origine des crises répétées dans le monde depuis le 19e siècle. Le mouvement, bien qu’étant uniforme dans ses revendications, consacre pourtant des particularités d’un pays à l’autre. Aux États-Unis, la demande d’une justice sociale est plus forte par rapport à l’Europe où les Indignés sont plus portés vers l’exigence de nouvelles règles démocratiques participatives et une meilleure prise en compte de l’expression du peuple. Mais de fait, les Indignés dénoncent les liaisons dangereuses entre les politiques et le monde de la finance et remettent principalement au centre des préoccupations la question de la participation citoyenne et de la consultation populaire pour les prises de décision publique. Les Espagnols ont très bien traduit ce désamour envers le politique et la démocratie par des élections quinquennales, par la citation : « faire le sexe chaque cinq ans est-ce encore de l’amour » ?
Quelque soit le continent, les mouvements de révoltes du printemps arabo-berbères, des Indignés de l’été et de l’automne au Zuccotti Park de New York, ont pour caractéristique commune d’être menés par des jeunes. Une nouvelle génération issue souvent de la classe moyenne et forte en incertitude par rapport à son avenir. Une jeunesse ayant grandi avec la crise à l’oreille. Une vague nouvelle qui partage un nouveau continent virtuel, celui des réseaux sociaux. Mark Zuckerberg et ses ami-e-s n’auraient jamais cru qu’un jour, leur innovation virtuelle et apolitique, Facebook, puisse être un outil au service de la libération des peuples. Et pourtant, les réseaux sociaux sont au centre de tous les mouvements de cette année. « Facebooker », « twitter » ou « streamer » sont de nouveaux verbes versés dans le vocabulaire militant de l’heure. À chaque révolutionnaire son iphone ou autre smartphone capable de prendre des images et de les mettre en ligne. D’où les accusations, souvent lancés contre les indignés, de pourfendre le capitalisme tout en pleurant la mort de Steve Jobs, inventeur de l’iphone, dont la fabrication dépend de l’exploitation de milliers de chinois. Autre point commun, les Indignés, quelque soit leur pays, ont été formés par les mêmes médias et par une culture populaire de révoltes propagée par le biais de la musique et des films. De « La rage du peuple » de Keny Arkana à « They don’t care about us » de Mickael Jackson, e la « Matrix » des Wachowsky à « V pour Vendetta » de James McTeigue, la révolte gronde et monte contre une société où l’aliénation et l’oppression par le capital, les politiques et les médias sont généralisés contre les libertés fondamentales des citoyen-ne-s.
De l’indignation, le mouvement est à un tournant crucial de la mobilisation, le passage à l’action. La journée mondiale de mobilisation du 15 octobre 2011 a connu un grand succès mondial avec plus d’un million de personnes mobilisées sur tous les continents. L’hiver aura-t-il raison de ces milliers de jeunes qui résistent brillamment contre les persécutions d’une police armée et d’une justice pourtant silencieuse contre les banquiers ? Leur espoir, ces jeunes le retrouvent dans les leçons léguées par ces indignés du passés qui leur ont montré la voie de la non violence notamment le Mahatma Gandhi qui disait déjà le siècle passé : « Ils nous ignorent, après ils nous méprisent, ensuite ils nous agressent et enfin vient la VICTOIRE ».
(Intervention de Samir ABI au Forum de la paix à Bezons, Ile de France, le 10 Novembre 2011)
Le débat sur le nucléaire en France
L’Afrique la grande oubliée
Par Samir ABI

Les négociations en France entre les Parti Socialiste et Europe Ecologie Les Verts ont marqué l’actualité de ces dernières semaines. Entre, d’une part la volonté des verts de s’aligner sur l’Allemagne, la Belgique et d’autres pays d’Europe qui programment une sortie du nucléaire entre 2025 et 2050 et d’autre part les socialistes qui, sous la pression d’AREVA et du lobby nucléaire français, reviennent sur un projet auquel ils s’étaient opposés quelques années auparavant, l’Afrique semble la grande oubliée de ce débat.
Il n’est de secret pour personne que l’industrie nucléaire française repose sur un socle : l’exploitation de l’uranium à bas coût en Afrique. Et derrière le débat sur la construction de centrales nucléaires de nouvelle génération se trouve le débat sur la poursuite du néocolonialisme français en Afrique au profit de son industrie nucléaire. Depuis 2001, la France a arrêté toute exploitation des mines d’uranium sur son sol. Au-delà de la faible teneur de l’uranium français, la raison de cette orientation était le coût quasi gratuit de son approvisionnement en Afrique, notamment au Niger.
Un des grands pays et des plus pauvres de la planète, le Niger fait partie de ce pré carré sur lequel la France veille au grain. En effet, l’indépendance énergétique et la politique d’armement nucléaire de la France reposent sur cet État depuis que l’uranium y a été découvert peu avant son indépendance. Le Niger apparaît comme l’exemple parfait de l’échec de la décolonisation en Afrique francophone. A l’issue des luttes des peuples africains pour accéder à l’indépendance, le Niger se voit octroyer son indépendance en août 1960 par le colonisateur français. La France lui impose de même son premier président Hamani Diori. Celui-ci, après une dizaine d’années au pouvoir, se rendant compte du pillage des ressources nigériennes d’uranium essai d’en renégocier le prix d’achat et le contrat d’exclusivité qui le lie à la France. En effet, par un accord de défense arraché par la France au moment de l’indépendance, le Niger, le Gabon ainsi que d’autres anciennes colonies françaises concédaient à l’ancienne métropole l’exclusivité de l’exploitation des ressources dont ils disposaient et qui étaient jugées stratégiques par la France. L’uranium était une des ressources à laquelle la France exigeait un accès exclusif et sécurisé dans un contexte de guerre froide marqué par la course à l’armement nucléaire et l’émergence de l’énergie nucléaire. En contrepartie de l’exploitation de ce minerai, la France offrait à l’Etat nigérien un prix inférieur au prix mondial de l’uranium. Le renforcement de l’élite nigérienne après l’indépendance va voir émerger les premières revendications d’une renégociation du contrat sur l’uranium. Mal en fut à Hamani Diori de vouloir une révision du prix d’achat, il fut délogé par un coup d’État et remplacé par le Lieutenant Colonel Seyni Kountché.
Cinquante ans après son indépendance, l’histoire du Niger reste toujours rattachée à sa politique uranifère avec la France. Sous couvert de l’accord passé avec AREVA pour l’exploitation du gisement d’uranium Imouraren, un des plus grands au monde, et jouant sur l’épouvantail chinois, l’ancien président nigérien Mamadou Tandja a failli basculer le Niger dans une dictature. Il a fallu la mobilisation de la société civile nigérienne et un coup d’État pour le rétablissement de l’ordre constitutionnel. Des avancées sont certes à constater dans la nouvelle constitution nigérienne en ce qui concerne le droit au développement des régions où sont exploitées l’uranium. Mais le Niger reste plus que jamais une colonie de la transnationale française AREVA, dont le nouveau président nigérien, Mahamadou Issoufou, est un ancien cadre. Le début de l’exploitation du pétrole nigérien est également un des nouveaux sujets qui vient s’ajouter aux inquiétudes sur la préservation de la souveraineté de ce pays.
Menacée par l’éveil de la société civile nigérienne, la concurrence chinoise et les nombreuses rebellions Touareg qui fragilisaient l’exploitation des gisements nigériens, et dans le souci de maintenir les intérêts colossaux de l’industrie nucléaire française, AREVA va diversifier ces dernières années ses sources d’approvisionnement en Afrique. Avec l’aide de Nicolas Sarkozy, devenu premier représentant de l’industrie du nucléaire français à l’étranger, AREVA a signé des contrats en République Démocratique du Congo et en Namibie, assurant à jamais l’uranium pour les centrales françaises. Dans un tel contexte la question qui demeure reste celle de savoir si la France peut réellement se vanter d’une indépendance énergétique ? 2012 donnera l’occasion aux français de se prononcer sur le sujet et de contribuer à la fin du pillage des ressources d’uranium et de la dégradation environnementale qui s’ensuit dans une Afrique où le désir de souveraineté des peuples sur leurs ressources se réaffirme plus que jamais.
Durban COP 17
A la croisée des chemins
Par Samir ABI

Le Bangladesh vient d’abriter le second forum sur la vulnérabilité climatique. Dernier grand évènement avant Durban, ce forum marque la volonté de 18 États, considérés comme les plus vulnérables au changement climatique, de peser de leur mieux à la 17e conférence des parties (COP 17) de la convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique (UNFCCC). Bien moins médiatisé que le COP 15 à Copenhague, le COP 17 à Durban se tient dans l’ombre de la prochaine grande conférence mondiale de Rio (Rio+20) prévue à la mi-juin 2012.
Forum Social du Togo
Une Première Edition
Par Samir ABI

Les 17 et 18 décembre 2010, s’est tenue la première édition du Forum Social du Togo. La plus grosse déception de cette première édition du forum est la mobilisation. Avec tout le travail de communication fait autour et malgré la forte implication des différents faitières, des organisations de jeunes, de femmes, environnementales… le forum a connu la participation d’un peu de plus de cent militant-e-s. Le rapport reviendra largement sur les difficultés de mobilisation mais de mon point de vue le vrai problème a été la mobilisation étudiante. Le forum commencait le jour ou est tombé la première tranche des aides universitaires allouées par l’Etat. Beaucoup d’étudiants ont donc pris d’assaut les banques pour toucher leur « Z » comme on l’appelle sur le campus. « Primo vivare deinde philosophare… » (suite…)

